question sur la communion

livre guy 2014 imageLorsqu’on voit des couples de Chrétiens vivant une nouvelle union, ayant une vie paroissiale bien vivante, il est difficile de ne pas sentier et partager la souffrance que cela peut être de se trouver exclu de tous les sacrements (pas seulement de l’Eucharistie, mais aussi du pardon, de la confirmation et du sacrement des malades). Qu’ils acceptent par pure obéissance la discipline ou qu’ils ne la respectent pas et aient choisi en éclairant leur conscience, de reprendre le chemin de l’Eucharistie, ils ne sont pas sereins ;

Saint Paul nous explique que nous ne formons qu’un seul corps et que lorsqu’un membre souffre, c’est tout le corps qui souffre….La communauté, rassemblée au nom du christ, pour célébrer l’Eucharistie, est-elle en pleine joie de la communion si elle exclut pour toujours certains de ses membres !

Le Christ est venu nous annoncer la bonne nouvelle de l’Évangile qui permet de transformer nos chemins de mort en chemin de vie, comment ces couples peuvent-ils vivre dans cette souffrance sans espérance de résurrection ?

Dans l’attitude de certains Laïcs ou clercs, qui disent que ces couples «  vivent dans le péché », il y a inconsciemment ou consciemment, l’idée que si ces couples , avaient accès, comme eux, à l’Eucharistie, cela ne serait pas juste vis-à-vis de tous ces couples qui ne divorcent pas et qui s’efforcent depuis des années de sauver leur couple, quitte à vivre et faire vivre, pour certains, des situations insupportables. Je pense alors à l’Évangile des ouvrier de la dernière heure ….il faut se poser la question «  qu’est-ce que cela m’apporte ou me retire à moi, qui ne suis pas un couple vivant une nouvelle union, que les couples DR puissent aussi participer à la communion sacramentelle au sein de nos communautés ? Est-ce que cela amoindrit «  la grâce » reçue, limite ma relation personnelle au Christ, ne suis-je pas au contraire amené à me réjouir de voir revenir le frère comme dans l’Évangile de Luc au chapitre 15, le père et les deux fils). Refuser d’entrer dans la salle de fête où mon frère est présent et où mon père, notre père, me presse d’entrer n’est-ce pas m’exclure finalement de la communion ecclésiale ( Benoit XVI, sacramentum caritatis 15 )?

En conclusion

Lorsque je m’avance dans la «  file de communion » au milieu de la communauté qui célèbre , et que je laisse sur leur banc un certain nombre de couples qui ont choisi de ne pas recevoir la communion sacramentelle, je prie l’Esprit Saint pour qu’il nous aide à trouver un chemin de résurrection, car, j’ai le sentiment, que tant que tous les « invités » qui entendent la parole liturgique «  prenez et manger en tous, ceci est mon corps livré pour vous » ne seront pas présent autour de la table, ma joie, la joie de toute la communauté ne peut pas être parfaite.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *